L'HISTOIRE :
-Septembre1959-
Elizabeth Pfeiffer, riche aristocrate de la Nouvelle Orléans a été sauvagement assassinée, laissant pour seule héritière sa fille Diane. Alors que la presse indique des pratiques vaudous, l’inspecteur Clive Russel a une toute autre opinion. Surtout qu’il est persuadé de détenir le meurtrier d’Elizabeth, son amant Viktor Vesely, un important négociant en bois de construction. Mais celui-ci nie lors de son interrogatoire en tenant des propos incohérents et obscurs. L’inspecteur Russel soupçonne autre chose.
Pour l’aider à démêler cette affaire, il fait appel au psychiatre de la famille Pfeiffer, un homme timide et réservé : le Dr Toby Bones.
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L’IDÉE : Au départ l'envie d'un huis-clos dans une salle d'interrogatoire mais au fur et à mesure du développement, des extensions ont eu lieu au travers les flashbacks, jusqu'à une mise en abime qui fait gratter les choses "en profondeur". J'ai pu écrire cette pièce alors que je répétais une comédie à Beaucouzé (49) et que pour des raisons de trajets, on pu me prêter un appartement où je passais mon temps libre à écrire, élaborer la structure et peaufiner les scènes. Il m'est apparu à un moment que l'histoire avait des points communs avec "le petit chaperon rouge" mais en version moderne, j'ai donc joué dessus en accentuant l'idée et en l'intégrant au récit, ce qui donne lieu aux interludes où un mystérieux chaperon rouge apparait.
COMMENTAIRES :
Cette pièce est une relecture toute particulière du conte de Perrault « Le petit Chaperon Rouge ». Mais elle est résolument décalée puisque je l’ai situé en 1959 à La Nouvelle-Orléans.
Ce choix géographique fait référence à d’autres œuvres fantastiques tels que « Entretien avec un vampire » d’Anne Rice ou « La porte des secrets » (film de 2005 sur les pratiques vaudous à l'ambiance particulièrement envoûtante). La Nouvelle-Orléans m’a paru aussi une ville intéressante à exploiter puisque c’est un véritable carrefour pluriculturel où l’âge d’or des colonies se combine avec celui plus sombre de l’esclavage et des plantations de cotons ou de cannes à sucres. Le choix de l’année 1959 est plus un choix artistique, période où le rock’n’roll émergeait au détriment du jazz et les références musicales ponctuent certains passages (je fais même intervenir lors d’une scène Frank Sinatra -en coulisses- le temps d’une chanson).
La difficulté majeure sera, je pense, de gérer les différents lieux et changements de décors. J’ai ponctué le récit d’interludes où je fais intervenir le petit chaperon rouge qui fait le point avec le public (ici le lecteur en l’occurrence) et donne des indices sur les scènes suivantes de manière à la fois sournoise et ironique. Ces interludes permettront également à l’équipe logistique d’intervenir derrière le rideau.
L’histoire débute comme une enquête policière classique mais va petit à petit vous emmener sur des territoires fantastiques où le thème de lycanthropie sera largement abordé. Attention si loup-garou il y a, il s’agit ici du cas clinique où un homme est persuadé de devenir un animal les soirs de pleine lune.
Le pouvoir de persuasion. C’est le thème pivot de cette histoire. Et les personnages qui tirent, dans l’ombre et les faux-semblants, les ficelles d’une machination infernale vous laisseront je crois d'après les premiers retours dans les volutes d’un cauchemar éveillé.
Bonne lecture…